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Daniel Darc : a love supreme ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvain Marcelli   
13-01-2008

Après "Crève-Cœur" en 2004, album come-back, Daniel Darc livre lundi 14 janvier 2008 "Amours suprêmes". Un nouvel opus où l'ex Taxi Girl règle ses comptes, entre ironie et désespoir, avec sa vie. Et en se plaçant sous la protection de John Coltrane. Heureux de retrouver son héros, L'Interdit offre à ses lecteurs des enregistrements rares et un texte oublié du Darc période "Best".

 

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Connaissez-vous "Nijinski" ? Certes, le danseur… Mais aussi le deuxième album solo de Daniel Darc, sorti en 1994 dans l'indifférence générale. Dommage, l'œuvre est magnifique - mais à l'époque les médias n'ont pas encore entamé leur "revival punk" et le grand public a oublié le chanteur fantasque et déjanté de "Cherchez le garçon".

1994. Sans doute cette date ne rappelle-t-elle pas de bons souvenirs à Daniel, alors en pleine traversée du désert. Il lui faudra attendre encore dix ans et sa rencontre avec Frédéric Lo pour revenir sur le devant de la scène… Il reconquiert alors le public. Passages radio en boucle. Épiques et fantasmatiques concerts. Participation aux côtés d'Aubert, Bashung, Cali, Raphaël et Kolinka, à la mémorable tournée des "Aventuriers d'un autre monde". Et puis aussi cette série de prestations totalement inattendue, dans une formule piano-voix très touchante. Tout cela confirme que le héros n'est pas fatigué.

 

1997. Grâce à deux amies, Mich' et Alias (une signature que les lecteurs fidèles de L'Interdit connaissent bien), je fais la connaissance de Daniel. J'ai la chance de découvrir, loin des feux de la rampe, un personnage étonnant, émouvant, à fleur de peau, aussi attachant qu'agaçant, tellement classe. Le genre de rencontre qui vous marque à vie. Daniel enregistre alors plusieurs émissions sur Radio Campus Lille, deux fois pour "Nou'Z'Aut 2", animée par Mich' et Alias, et une fois pour "Ma ville est le plus beau park", l'hebdo que je réalise alors avec Christine Renaudat.

Dix ans après, je vous propose d'écouter ces enregistrements rares, adaptations acoustiques de "Nijinsky" et de la période Taxi Girl. Flash back : enjoy !

 


Daniel Darc et Jean-Paul Fourgeot jouent "Les Armées de la nuit" et "Juste toi et moi", le 24 octobre 1996... 

 

 

 

Daniel Darc, avec Jean-Paul Fourgeot et Gaultier Machart, offre à Nou'Z'aut 2 un titre inédit le 3 janvier 1997. 

 

 

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Daniel Darc, sur Radio Campus Lille, 1998. 

 

Daniel Darc joue le 7 février 1998 avec Georges Betzounis sur Radio Campus "Aussi belle qu'une balle"...

 

... "Vivian Vog"...

 

 

... Et Haute surveillance. 

 

 

 

Et, comme un bonheur ne vient jamais seul, j'ai retrouvé dans mes archives un article écrit par Daniel Darc himself pour la revue "Best" (numéro de juillet-août 1994) à propos de… John Coltrane. Un hommage qui éclaire la passion de Darc pour Trane mais aussi, peut-être, l'origine de cette "influence divine"  qu'il revendique aujourd'hui haut et fort. A relire absolument en écoutant "Amours suprêmes" !

 

 

 

John Coltrane : Freedom Now !

 

Bird s'en va, Trane arrive : Free Jazz/Black Power ! Dix-neuf chapitres clé pure rébellion pour une vie "far out" !

 

Chapitre 1

 

Yardbird crève emportant avec lui l'Amour qu'il savait être l'Unique vérité. Bouddha qui défie les lois des Squares : "Le sujet semble avoir soixante-cinq ans environ". "Il avait trente-quatre ans !" Les Squares ne sont décidément pas foutu de comprendre quoi que ce soit ! Et tout une théorie de jazzmen piquant du nez sur leur instrument, le bras plié à la Lester Young,. mais pas parce qu'ils cherchent LE son, juste parce qu'ils ne peuvent pas le plier plus. Et les cravates froissées, toutes au même endroit. Ne sommes-nous pas tous des Dandies ? Cravates serrées, autour du cou ou du bras : so what ? Charles Christopher Parker a quitté son corps le 12 mars 1955 à New-York, éclatant de rire en regardant la télé.

 

Chapitre 2

 

"Pour un certain nombre d'individus, les drogués sont des nécessités inéluctables. Certains êtres ne peuvent survivre qu'en se détruisant eux-mêmes. Jamais les lois ne pourront rien là-contre. Enlevez-leur l'alcool, ils boiront du pétrole ; l'éther, ils s'asphyxieront de benzène ou de tétrachlorure tue-mouches ; leurs couteaux à mutiler, ils se feront de leurs regards des lames" (Roger Gilbert-Lecomte).

 

Chapitre 3

 

Parker mort, les petits bourgeois blancs sont rassurés. Ils ne savent pas ce qui les attend.

 

Chapitre 4

 

Là où Parker aura échoué, Trane va réussir. Comment ne pas rêver ? John qui, en moins d'une semaine, en termine définitivement avec l'alcool et la dope : cloîtré dans une chambre vide, il frappe parfois à la porte pour demander un peu d'eau à Naima, sa femme. Et plus jamais aucun flic des Narcs ne pourra l'emmerder. Right On !

 

Chapitre 5

 

Novembre 55, la revue Down Beat prouve l'incapacité des Squares Blancs à juger une musique qui n'est pas faite pour eux, ils accusent Coltrane : "Il sonne de manière parfaitement hystérique... et orientale."

 

Chapitre 6

 

Le plus grand batteur de Jazz de tous les temps s'appelle Elvin Jones. Quand Coltrane le choisit, il doit attendre qu'il ait fait son temps à Lexington. L'hôpital qui permet d'éviter la prison à tous les Junkies, ou à tous les musiciens de Jazz, comme vous préférez. La rumeur dit que c'est là-bas qu'il faut aller si l'on désire écouter le meilleur orchestre qui existe. Coltrane attend que Jones ait fait son temps, lui téléphone et lui demande s'il est enfin prêt à rester clean. Jones lui donne sa parole de Junkie, et Trane l'engage tout de suite. Les deux hommes vont révolutionner...

 

Chapitre 7

 

Et le rock dans tout ça ? Le quoi ? Sachez seulement qu'Iggy Pop ou plutôt Iggy Stooge, c'est-à-dire Iggy WILD, déclara un jour cette phrase définitive : "Je veux être un saxophone hurlant comme John Coltrane !" Et les Doors n'auraient jamais eu l'idée de cette improvisation gigantesque au milieu de "Light my Fire", s'ils n'avaient écouté l'interprétation de "My favorite Things". Et tant d'autres... Roger Me Guinn : "Le premier break (de "Eight Miles High") est la citation directe d'une phrase de Coltrane, et dans tout le reste du morceau, nous essayons de reprendre les gammes et les modes que Trane utilisait. Et plus encore la spiritualité de son feeling, qui me conduisit d'ailleurs, pas très longtemps après, à m'engager dans la méditation transcendantale."

 

Chapitre 8

 

Pour comprendre Coltrane, il faut être Fou, "Mat" en Arabe, comme la lame du tarot du même nom : celui qui a tout perdu sauf la raison. Fou ou Mystique, ce qui revient au même. Et il faut aussi posséder quelques notions de musique indienne : on y trouve 72 gammes fondamentales, 120 talas (mesures de temps), 22 demi-tons, 66 micro-tons, et 7 tons fondamentaux. Toutes ces particularités se retrouvant dans 6 ragas de base (soit pour chacun une structure mélodique comportant au minimum 5 notes), qu'on peut développer jusqu'à obtenir plus de 700 ragas. Le répertoire contemporain fonctionne toujours ainsi. Et seulement pour l'Inde du sud. Les ragas de l'Hindoustan, dans le nord du pays, sont totalement différents. Il faut ajouter que la musique indienne n'est pas structurée comme la musique occidentale : il est interdit d'y passer d'une tonalité à l'autre.

Un raga comprend 80 ou 90% d'improvisation. La musique classique indienne est basée sur la musique vocale, structurée selon une ligne mélodique continue. Pour comprendre il faut aimer l'Amour !

 

Chapitre 9

 

Le matin du dimanche 15 septembre 1963, à Birmingham, dans l'Alabama, une douzaine de bâtons de dynamite sont dissimulés dans le sous-sol de l'église baptiste de la 16e rue. 10.25 A.M, tout explose. Quatorze paroissiens blessés, quatre petites filles noires meurent. Coltrane compose un chant de commémoration : "Alabama". 1963 : Martin Luther King rassemble 250 000 personnes. Mais pendant que le gentil pasteur fait un rêve, d'autres se réveillent. "The Ultimate Justice Of The People" : flash terminal ! Ceux qui ont lu "DO IT" de Jerry Rubin n'oublieront jamais cette image magique ! Une dizaine de Baaad Niggas, des Black Panthers, ces dissidents des Muslims, Uzi dans les mains, vêtus de la veste et du béret de cuir. Et pas de sourire !

 

Chapitre 10

 

La " New Thing" puisqu'il faut toujours donner des étiquettes, et Omette Coleman, le plus scandaleux avec son saxophone en plastique blanc ! "Free Jazz" : Jazz libre ou Jazz gratuit ? Ce mec fout la merde partout où il passe. Dig it, man ?

 

Chapitre 11

 

Bird et Trane ont une obsession commune : Igor Stravinsky. Bird erre chaque nuit devant sa propriété : "Si on pouvait entendre tous les sons de la Terre, on deviendrait fou. Il doit l'être !". Et Coltrane découvrant "L'oiseau de feu" : "Je crois que ce mec a compris, je crois que c'est la musique que j'attendais". Igor Stravinsky n'est plus à un génie près ; après avoir humilié Nijinsky, il se permet de refuser des cours d'harmonie à Charlie Parker. Comment lui en vouloir ? Stravinsky a trop de talent pour comprendre le génie !

 

Chapitre 12

 

John Coltrane dans "My Favorite Things". Encore et encore. Et après ça, ils y en a qui ne croient pas en Dieu ! Quand Trane, fatigué de ne pouvoir restituer les sons qui s'entrechoquent dans son cerveau, décide de s'emparer d'un Soprano, le monde change. Définitivement !

 

Chapitre 13

 

1957 : naissance du Half Note. "Le public du club était très mélangé. Chaque fois que Trane passait, ça semblait vraiment attirer les Noirs les plus avancés politiquement. Il prenait un long solo, pas loin d'une heure, et voilà que tous ces types se mettaient quasiment à manifester dans la salle en criant "Freedorn Now !". C'était comme s'ils utilisaient sa musique comme un cri de ralliement pour tous les mouvements dans lesquels ils pouvaient être engagés."

 

Chapitre 14

 

John Coltrane est le premier à posséder cette capacité : jouer en multiphonie, simultanément, plusieurs notes ou plusieurs sons ; la pratique des combinaisons rythmiques asymétriques, indépendantes de la pulsation de base, ainsi que l'élaboration d'un système incroyablement sophistiqué d'accords de substitution. Et bien sûr, il y a ce style d'interprétation "pan-modal", utilisant simultanément des modes différents.

 

Chapitre 15

 

4 h du matin : l'heure la plus obscure avant l'aube, l'heure de Dieu. Automne 1964. John Coltrane est éveillé comme chaque matin à cette même heure. Assis en demi-lotus, il se concentre sur l'expiration. La pièce est silencieuse, et il n'existe plus rien au monde. Stopper toute pensée. Communication directe avec le cosmos, ou Dieu ou ce que vous voulez. Il désire un message : savoir s'il est sur la bonne voie. Trane se met à prier : "Donne-moi la direction, Seigneur." C'est maintenant la plus longue méditation qu'il ait connu. D'abord le silence, puis la musique qui envahit l'espace autour de lui. Et toutes les mélodies, toutes les harmonies, tous les rythmes. Le Verbe de Dieu lui commande de créer une composition à la gloire de son Essence suprême. Il s'éveille, sort de sa méditation : "Pour la première fois de ma vie, j'avais en tête la totalité de ce que j'allais enregistrer, du début à la fin."

 

Chapitre 16

 

"Je me rappelle une conversation avec Coltrane, un soir, en sortant du Birdland, peu après son enregistrement de "A Love Supreme". Il parlait de la mort de manière philosophique, exactement comme s'il s'agissait d'un sujet de conversation ordinaire. J'étais jeune, à l'époque, j'avais dans les vingt ans, et j'étais plutôt effrayé d'entendre John parler comme ça. Je lui dis : Pourquoi parler de la mort, alors qu'il y a tant de belles choses dans la vie ? J'essayais de ramener la conversation sur la musique, mais toutes les cinq minutes, il remettait ça sur la mort. A mon avis, il devait avoir appris à ce moment-là qu'il avait quelque chose qui n'allait pas, et qu'il n'en avait plus pour longtemps à vivre" (Robin Kenyatta).

 

Chapitre 17

 

"A Love Supreme" enregistré en décembre 1965, est l'ultime offrande de Trane à Dieu "Humblement, je Lui offre cet album" Trane n'a plus rien à prouver, il se contente de hurler, de pleurer, d'implorer et de jouir. "A Love Supreme" est basé sur la Kabbale : "Là où la philosophie s'achève, commence la sagesse de la Kabbale." "A Love Supreme" : ces simples mots psalmodiés 19 fois. 19 : le "1" désignant l'homme et la solitude qui est sa compagne. Le "9" signifiant l'universel. 1 +9 = 10. Les dix manifestations de l'Eternel dans la Kabbale.

 

Chapitre 18

 

Le 21 juillet 1967. New York City. L'église luthérienne de St Poter. Albert Ayler souffle dans son sax des sons de mort : John Coltrane a quitté son corps, lui aussi. Trane était pourtant clean depuis longtemps, mais ces années de poudre et d'alcool avaient endommagées son foie définitivement. Et Trane est enfin ce qu'il a toujours voulu être : un Saint. Albert Ayler qui s'arrête de jouer deux fois. Pour hurler. Un hurlement d'horreur puis un hurlement de joie. La joie de savoir son frère Nègre enfin libre. Délivré de cette enveloppe de chair, de sang. Plus de merde, plus de foutre, plus rien que le cosmos. Et Trane n'a qu'a suivre la lumière : il a rencontré le Christ de son vivant, il le reconnaîtra donc maintenant. Et même s'il le ratait, Christ le rattraperait et lui demanderait un autographe. C'est Omette Coleman qui termine la cérémonie, et le cercueil descend doucement, puis la terre le recouvre. Et ceux qui ne savent pas pleurent.

 

Chapitre 19


"Une cause pour laquelle on est pas prêt à mourir, c'est de la merde !" disait Jerry Rubin, leader des Yippies. Non : pas de faute de frappe, Yippies avec un "Y". "Youth International Party". Avec eux jamais de fautes de frappe. Toujours au bon endroit, au bon moment. Yip Out ! Yippies, Diggers, Weathermen, Panthers (White ou Blacks). Ceux-là ne puent pas le patchouli. Ceux-là sont des Hors-la-loi ! Et comme l'a compris Dylan : "To live outside the law you must be honest ! ". Le rapport ? Encore ? Ils vous faut toujours des repères ! Alors, ne comptez surtout pas sur moi : "Don't follow me, l'm lost too !". C'était juste une façon comme une autre de vous faire réfléchir à... je ne sais pas ? Vous seriez prêt à mourir pour l'actuel mouvement Black Afro ? Celui de Spike Lee et de Farrakhan. Spike Lee est, il est vrai, un habile commerçant. Toujours prêt à faire des déclarations explosives à la moindre émeute ridicule. Il n'en rate pas une : 49 channels, ça permet de se tenir au courant tout en restant cool. Presque comme s'il y était réellement. Quant à Farrakhan, reconnaissons qu'il a un certain charisme. Hitler version Black, bien que je doute qu'il puisse un jour arriver jusqu'à Stalingrad même si ses rappers/portes-parole préférés semblent faire une certaine fixation sur les "Caucasiens". En fait, ce n'est pas de ça que je voulais parler, mais d'AMOUR : Charlie Parker, John Coltrane, Eric Dolphy, Albert Ayler, Don Cherry, Ornette Coleman et tous les autres : Clifford Brown, Fats Navarro, Lester Young, Coleman Hawkins... ceux-là étaient NEGRES. Ceux-là étaient des héros, ils sont maintenant des étoiles qui brillent dans un ciel trop gris. Aujourd'hui, il n'y a plus que des "gens de couleur", pire encore des "Blacks". Pour l'ouvrir, encore faut-il assumer ce qu'on est. D'ailleurs, si je me permets de vous dire ça, c'est que je suis un Youpin ! Pas un "Israélite". Avec quelques penchants bouddhistes certes, mais un Youpin quand même... et puis qu'importé ? A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême A Love Suprême.

 

Daniel Darc, Paris, 2 Juin 1994

People Have The Power !

 

 

 

P.S. A lire aussi sur L'Interdit, un dossier sur Daniel Darc.

 




  Commentaires (1)
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 23-01-2008 19:25
L'influence de Michel Bulteau (érudition, hiératisme) est patente sur tout le début du texte. Il n'a qu'au chapitre 19 qu'il se lâche vraiment et c'est là qu'il est le plus charmant. Contrairement à ce qu'il prétend, il ne chante pas trop mal sur le morceau inédit (lequel aurait de faux airs de "Green winter of revolvers").

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