refroidissement adiabatique

Le rafraichissement adiabatique : une alternative écologique pour rafraîchir son habitation

Les climatiseurs ont connu de nombreuses améliorations au fil de ces dernières années. Des améliorations qui permettent aujourd’hui de profiter d’un confort thermique optimal en hiver comme en été grâce aux systèmes réversibles. Toutefois, ces équipements ne représentent pas l’avenir de la climatisation. Pour beaucoup, les climatiseurs de demain utiliseront le rafraichissement adiabatique. Ci-dessous les explications !

Qu’est-ce que le rafraichissement adiabatique ?

Expliqué simplement, le rafraichissement adiabatique consiste à rafraichir l’air en le faisant passer à travers un filet d’eau. L’objectif sera de réduire la température en faisant en sorte que la chaleur (énergie) de l’air permette l’évaporation d’une certaine quantité d’eau. Ce processus est bien plus sain que celui qu’emploient la plupart des climatiseurs en vente sur le marché. Ces appareils utilisent pour la plupart un réfrigérant pour rafraichir l’air ambiant. Or, ce liquide frigorigène est particulièrement nocif pour l’environnement en plus d’être dangereux pour l’homme. Une fuite serait donc catastrophique.

En dehors du fait que le rafraichissement adiabatique est moins dangereux, il ne nécessite que peu d’énergie. Les dispositifs conçus pour le refroidissement adiabatique sont tout simplement pourvus de quelques ventilateurs pour capter puis diffuser l’air frais. En principe, ils sont donc moins énergivores et seront donc plus écoresponsables. Malgré ces atouts, cette technologie n’est aujourd’hui qu’à son balbutiement. Les échangeurs thermiques de ce type sont encore peu connus du grand public et peinent à s’imposer sur un marché dominé par les climatiseurs.

Faut-il investir dans un échangeur adiabatique ?

Tout dépend de la zone géographique où l’on réside. L’efficacité de ce système dépendra en effet des conditions extérieures. Le rafraichissement adiabatique montrera tout son potentiel dans une région où l’humidité relative est faible. Tout le processus repose sur l’humidification de l’air. Si l’air extérieur est trop chargé de molécules d’eau, les performances de l’échangeur laisseront à désirer. En conséquence, sa fiabilité déclinera les jours de pluie. En hiver, une vidange devra avoir lieu pour protéger les cellules du gel. Néanmoins, quelques CTA sont réversibles ! Pendant la saison hivernale, de l’eau chaude humidifiera les cellules afin que le dispositif souffle de l’air chaud.

Autre point à considérer : la superficie de l’habitation. Tout comme une pompe à chaleur, un échangeur adiabatique doit être bien dimensionné sans quoi les économies d’énergie ne seront pas au rendez-vous. Les personnes intéressées par cette technologie ont donc tout intérêt à demander un devis auprès d’un fabricant ou d’un fournisseur d’appareils pensés pour le rafraîchissement adiabatique. Des techniciens devront se rendre à leurs habitations pour prendre des mesures et indiquer par la suite le type de système à mettre en place selon les besoins exprimés. Heureusement, acheter des équipements de ce type donne droit à des crédits d’impôt. Avant de se lancer dans les travaux, mieux vaut donc se renseigner sur les formalités à régler. Nous vous conseillons d’ailleurs de bien vous informer avant de prendre contact avec le vendeur ou l’installateur.