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Du bonheur d'être chômeur Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvain Marcelli   
20-03-2003
En Allemagne, les « Chômeurs heureux » revendiquent haut et fort le droit à la paresse depuis 1996. Entretien avec Guillaume Paoli, inspirateur du mouvement et auteur de Plus de carotte, moins de bâton, un livre (non encore traduit en France) qui fait sensation au pays de Karl Marx.

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis quadragénaire, estampillé "made in France", n'ai ni étudié, ni jamais voulu faire carrière ou même obtenir un emploi fixe, mais cherche plutôt à faire ce que bon me semble, le côté pécuniaire étant réglé par des périodes de chômage ponctuées de jobs et autres expédients. Je vis à Berlin depuis douze ans.

 

Qui se cache derrière "les chômeurs heureux" ?

Personne ne se cache, au contraire : il s'agit de rendre visible une réalité bien cachée par les médias, à savoir qu'il y a mieux à faire de sa vie que de la sacrifier à l'économie, et qu'il existe dès à présent des gens qui sont chômeurs volontaires, qui ont trouvé un mode d'existence et d'activité assurément plus bénéfique, tant individuellement que socialement, que la grande majorité des jobs à leur portée. A partir de cette constatation «existentielle», nous mettons l'accent sur la contradiction suivante : d'un côté on nous chante les louanges des nouvelles technologies et de l'automatisation, lesquelles suppriment toujours plus de travail humain ; d’un autre côté, on se désole du résultat, le nombre croissant de chômeurs, et on fait tout pour leur rendre la vie impossible. Notre suggestion : payer ceux qui, grâce à leur non-travail, contribuent à la «rationalisation» et à «l'assainissement» des entreprises.

En 1996 nous étions trois personnes qui avions rendu publiques quelques idées (le fameux "manifeste" des Chômeurs Heureux, disponible sur www.diegluecklichenarbeitslosen.de ). Très vite, celles-ci ont eu un écho étonnant à travers l'Allemagne, des centaines de chômeurs nous ont contactés pour manifester leur adhésion. Des rencontres ont eu lieu dans plusieurs villes, des "actions" ont été menées comme : se prélasser démonstrativement dans des chaises longues au passage de la "marche pour l'emploi" ou aller se promener en groupe dans divers lieux publics et institutions en y instaurant la gratuité temporaire, etc.

Ceci dit, les Chômeurs Heureux n'ont nulle envie de consacrer leur temps à cette question (l'essentiel tient en peu de mots), mais bien de s'adonner à leurs vices de prédilection, lesquels varient selon les personnes - de la littérature à la culture maraîchère, de l'informatique à la saoulographie... Il n'y a donc pas de groupe fixe, pas d'adhésion formelle, et j'ignore combien nous sommes. C'est toujours avec surprise qu'on apprend que dans telle ou telle ville, des gens inconnus de nous ont pris la parole en tant que Chômeurs Heureux. C'est "une idée qui fait tâche d'huile", comme l'a déclaré un expert gouvernemental...

 

Comment la société allemande considère-t-elle votre mouvement ?

La société allemande ? Connais pas, nous n'avons pas été présentés... Par contre les interlocuteurs auxquels nous avons affaire lors de rencontres, colloques ou débats réagissent en général favorablement, une fois un premier moment de stupeur passé. Précisons que ne sont pas uniquement des chômeurs, mais aussi des travailleurs plus ou moins précaires et même des classes moyennes. Apparemment, de plus en plus de gens sont gavés des promesses non tenues des différents partis gouvernementaux, ils sentent bien qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de l'économie. Et le fait que nous poussions à une remise en question sans prétendre apporter de solution miracle semble porter ses fruits. Nos idées commencent même à être prises en compte par des philosophes connus, des psychiatres, des artistes des chroniqueurs de presse etc. Ceci dit, il est clair que de tels débats n'ont aucun effet sur la politique des «décideurs» qui, au contraire, s'appliquent à augmenter la pression et les sanctions contre les chômeurs. Mais au moins, de telles mesures ne peuvent plus être appliquées au nom du consensus.

 

Pensez-vous que le travail est une valeur dépassée ? Si oui, comment expliquer que tant de gens s'y attachent ? La plupart des chômeurs sont malheureux...

Etymologiquement, travail signifie souffrance (c'est pourquoi l'on parle d'une «femme en travail»). En ce sens la question n'est pas de savoir si la chose est dépassée, mais à quel point elle est évitable... Plus concrètement, nous critiquons le marché du travail, le travail-marchandise, l'idée que les besoins sociaux puissent être satisfaits par le marché, le fric, la rentabilité. Cette conception n'est pas dépassée, elle a toujours été fausse. Si malgré tout beaucoup de gens s'y attachent, c'est qu'il n'existe rien autour d'eux qui ne soit pas une marchandise, et donc qu'ils ne conçoivent pas qu'il puisse exister une activité en dehors du marché de l'emploi. Il y a beaucoup de facteurs qui font qu'un chômeur est malheureux, en premier lieu le manque d'argent (mais beaucoup de salariés ont autant de problèmes financiers, ils ne sont pas «privés d'emploi», mais restent privés de fric). Les tracasseries administratives jouent aussi un grand rôle. Et plus généralement, le regard des autres ainsi que le bombardement médiatique. Tout cela concourt à un sentiment d'insécurité existentielle. Les chômeurs se trouvent contraints en permanence de justifier leur existence. Enfin, beaucoup se retrouvent totalement isolés, complètement dépourvus de vie sociale. Tous ces problèmes sont bien réels, et nous ne les nions pas. Nous disons simplement qu'ils ne sont pas liés au chômage en lui-même, mais à la manière dont la société traite la question. Et qu'il pourrait en être autrement, si l'environnement social était transformé en conséquence.

 

Que pensez-vous du Revenu universel, qui garantirait à tous un salaire commun, déconnecté du travail ?

C'est une idée qui, certes, ne résoudrait pas tous les problèmes, mais qui irait indiscutablement dans la bonne direction. C'est pourquoi elle n'a aucune chance d'être adoptée par les pouvoirs actuels ! La tendance générale est bien plutôt d'exonérer le capital de toute responsabilité sociale, de toute redistribution. Et parce qu'aucun gouvernement n'y donnera suite, il nous semble vain de trop se focaliser sur cette revendication (ainsi que sur le montant, 1000, 2000 ou 5000 euros pour tous?). Ce qui, pour le moment, est à notre portée, c'est de saper les justifications idéologiques du pouvoir, de révéler que le roi est nu.

Il faut encore ajouter qu'un revenu, fût-il garanti, ne suffit pas à épuiser la question centrale, qui est celle du lien social (même si, bien-entendu, il y contribuerait). Un individu totalement isolé n'aura jamais assez d'argent pour subvenir à ses besoins. A l'inverse, la participation à des réseaux d'entraide et d'échanges réciproques diminue la pression du fric. Si j'ai suffisamment d'amis, je n'aurai pas à payer des déménageurs pour changer de domicile. Mes amis s'en chargeront, sans qu'il s'agisse là d'un travail mais d'un échange de service, inclus dans une relation plus large.

 

Que répondez-vous à ceux qui vous disent : paresseux ? provocateurs ? utopistes ?

Paresseux ? Ce n'est qu'un jugement de valeur, le revers de l'assiduité. Nous pouvons être par moment très actifs, ce pourquoi nous n'avons pas le temps de bosser. Et essayer de penser et de vivre à rebours du modèle dominant nécessite parfois beaucoup d'efforts. Ceci dit, chacun fait les choses à son propre rythme et une petite sieste n'a jamais fait de mal à personne...

Provocateurs ? Oui, nous voulons provoquer une discussion publique. L'ironie, ainsi qu'une petite dose d'exagération y contribuent. Mais jamais nous n'avons laissé croire que nous prendrions la masse des travailleurs et chômeurs malheureux pour des imbéciles ou des incapables.

Utopistes ? Non. L'utopiste bricole dans son coin la cité idéale du futur, sans se soucier de l'avis des autres et sans chercher quels en sont les points d'appui dans le présent, dont il veut faire abstraitement "table rase". Nous sommes plutôt des "topistes", qui partons des conditions existantes, en essayant d'y porter un regard neuf, en jouant avec pour découvrir les possibilités qu'elles recèlent.

 

Ne pas travailler peut parfois représenter un véritable effort, dans une société entièrement gouvernée par la nécessité de produire. Est-ce si facile d'être heureux dans ce contexte ?

Non, ce n'est pas si facile, la première difficulté étant bien entendu de subir les tracasseries de l'agence pour l'emploi, de devoir en permanence simuler la «recherche active» d'un travail et de jongler avec la précarité des finances. Ceci dit, c'est plus qu'une compensation de pouvoir goûter à des plaisirs dont les plus haut placés des managers sont exclus, à commencer par la disposition libre de son temps. Qui voudrait mener la vie stressée d'un Bill Gates? C'est là un élément essentiel de notre argumentation. Contrairement aux époques passées, le sommet de la pyramide sociale n'a vraiment rien d'enviable. Le système ne repose plus sur une promesse de bonheur, mais sur l'invocation au sacrifice. Du coup, notre existence en vient à séduire bon nombre de gens. Nous ne nous situons pas aux marges de la société, mais en plein centre.
 

A LIRE SUR LE WEB

« Si, déracinant de son coeur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force terrible, non pour réclamer les "Droits de l'homme", qui ne sont que les droits de l'exploitation capitaliste, non pour réclamer le "Droit au travail", qui n'est que le droit à la misère, mais pour forger une loi d'airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour, la Terre, la vieille Terre, frémissant d'allégresse, sentirait bondir en elle un nouvel univers... » Le texte intégral du Droit à la paresse, de Paul Lafargue, est sur http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?paresse3

 

 




  Commentaires (5)
société de fou
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 14-03-2011 15:24
le chomeur qui est heureux d\'etre en chomage est un fou qu\'il est necessaire d\'enfermer ou du moin de l\'iniorer car le chomage est un fleau qui tue le travailleur dans sa fiereté et dans sa capacité moral ? un sens emploi estune personne qui doit d\'abort se battre contre toutes les idées propagées part le patronat et la politique libéral ces aussi et surtout le simptome une sosiété uncapable de répondre aux besoin de tous nom pas qu\'elle ne peut c\'est qu\'elle me le veut pas sa ces grave et comdamable ?????
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 14-03-2011 15:36
moi je cherche du travaille et en reponses est tj negatif car ces toujour trop ou trop peut ces trop quoi! et si pour lutter contre la peauvret" on partageais le travaille et pas en dininuant le temp travaille mais chauque travailleur chaume un 1 ans trav puis un an chomage comme c'es pas les meme qui rame mais tout la sosciété qui de tout facon et compable de se fléau et on verra dans 5 ans aller comment on va les différament meme les cadre aussi je suis sur d'apres les chaumeur on les regarderat plus du meme oeil
Ecrit par Raphaël Zacharie de IZARRA, le 30-05-2013 21:38
RICHESSES ET MISÈRES DU TRAVAIL 
 
Le travail peut être aussi bien être une aliénation qu\'une libération si on tient compte des diverses sensibilités collectives et individuelles des personnes qui s\'y adonnent. 
 
Pour la plupart des personnes le travail (dans le sens du travail rémunéré pratiqué hors de chez soi à raison de huit heures par jour, bref ce qu\'on nomme le \"système\") est non seulement un moyen commode, ordinaire d\'obtenir honnêtement, régulièrement et légalement des ressources, mais constitue également un équilibre vital tant sur le plan psychologique que physique. 
 
Que cela soit par choix, par nécessité ou par atavisme peu importe, le fait est là : pour cette partie de l\'humanité le travail est une libération, un privilège, et sera même vécu comme une distraction. 
 
Pour d\'autres il sera une aliénation. Évidemment tout dépendra des circonstances socio-économiques, du contexte où se pratiquera le travail ainsi que de l\'état d\'esprit, de la culture, de la sensibilité de chaque individu. Cela dit le travail du \"système\" n\'est qu\'une forme consensuelle, traditionnelle du travail en général. Mais l\'écrivain, le poète, voire même le joueur de tiercé professionnel travaillent eux aussi, sauf que la forme est différente. 
 
Le plaisir pour chacun d\'eux est le même, rien ne diffère dans le fond. Que ce soit le labeur de l\'ouvrier qui trouve son bonheur dans son usine ou le travail d\'écriture de l\'écrivain qui vit tous les jours son \"paradis intellectuel\" à travers ses pages noircies, le travail quand il est accepté comme un mode de vie épanouissant prend nécessairement une dimension positive. 
 
Ouvrier, paysan, poète, PDG : dans tous les cas le travail fournira à celui qui s\'y adonne avec coeur de glorieuses satisfactions. Il formera les muscles du premier, donnera une qualité de la vie au second, agitera les neurones du troisième, contribuera à l\'assise socio-culturelle du dernier, chacun selon ses qualités dominantes. Bref le travail rend heureux socialement et/ou individuellement ceux qui s\'y adonnent avec conviction : épanouissement physique et social pour le manuel, satisfaction matérielle pour l\'artisan, enrichissement bancaire pour le commercial, jouissance cérébrale pour l\'intellectuel, bienfaits culturels pour l\'artiste... 
 
Dans l\'idéal tout le monde trouve son compte dans le travail tel qu\'il est défini selon les critères pédagogiques de notre époque, qu\'il soit professionnel ou privé. 
 
En ce sens le travail, qu\'il soit effectué sous une forme privée ou professionnelle, rémunérée ou non est utile et structurant pour la personnalité du travailleur, épanouissant pour lui car accepté et vécu comme tel. Entre l\'homme qui passe ses journées dans son usine et celui qui la passe au bord de la plage, quelle différence dans le fond ? N\'est-ce pas plutôt la manière de vivre les activités qui en font leur valeur, leur saveur ? 
 
Bien vivre une journée à l\'usine n\'est-il pas préférable que mal vivre une journée à la plage ? S\'il y a des gens qui sont heureux de travailler dans le \"système\", pourquoi vouloir à tout prix leur ôter ce plaisir ? Ils sont utiles tant à ceux qui travaillent qu\'à ceux qui ne travaillent pas. Personnellement je m\'ennuie très vite sur une plage. Une heure à ne rien faire étendu sur une plage est un maximum pour moi. J\'imagine mal un ouvrier passer ses journées à ne rien faire après 40 ans d\'usine. Même moi qui n\'ai jamais travaillé je m\'y ennuie au bout d\'une heure... 
 
Je prône certes la libération de l\'homme par rapport au travail, mais exclusivement pour ceux qui y trouvent avantage. D\'ailleurs le travail ainsi supprimé dans les usines où l\'on aura mis des robots à la place des hommes sera de toute façon remplacé par un autre, plus ludique certes mais le fond ne changera pas : l\'homme s\'adonnera à des activités distrayantes quoi qu\'il en soit. 
 
Pourquoi ne pas admettre que l\'ouvrier moyen considère son travail à l\'usine comme une immense distraction permettant de meubler son existence, de donner un sens à sa vie entière, voire à sa descendance ? 
 
L\'activité de l\'ouvrier que l\'on aura remplacé par le robot dans l\'usine ne sera de toute façon que déplacée, mais non supprimée car enfin il faut bien faire quelque chose de ses journées. Quand bien même cette activité nouvelle serait ludique, l\'ouvrier sera-t-il heureux pour autant de se retrouver à faire du ski, du tir à l\'arc, des siestes, des activités artistiques ou des promenades pédestres toute ses journées ? Il se pourrait bien qu\'il regrette son usine... 
 
Donc, prudence. Ne nous hâtons pas d\'imaginer de belles théories en ce domaine. L\'homme est bien plus complexe -et paradoxalement plus simple-, mais aussi plus imprévisible que ce qu\'on pourrait croire. La théorie c\'est bien, mais la pratique nous montre souvent que l\'homme n\'est pas toujours fait pour ce qu\'on croit et nos belles idées n\'ont plus de poids face à la réalité, laquelle est parfois beaucoup plus simple. 
 
Ainsi on ne peut pas vraiment juger de ce qui fera le bonheur des autres. Moi je ne juge plus celui qui travaille et qui aime ça. Je demande en retour à ce que l\'on ne me juge pas sur ma situation par rapport au travail professionnel, qui pour la plupart des travailleurs habitués à leur mode de vie sera considérée comme une calamité (mais qui à mes yeux est un immense privilège). 
 
Ma situation me convient à moi, elle ne convient pas nécessairement au voisin. Nous sommes tous différents, c\'est ce qui fait que les problèmes liés au travail ne sont pas applicables à tout le monde. Ainsi le travail remplacé par les machines peut être un progrès pour certains mais un non-sens pour d\'autres. Je le répète, un travail bien vécu, épanouissant ne sera jamais considéré comme un travail. Et passer ses journées à faire des activités autres que des activités professionnelles ne sera pas nécessairement un gage de bonheur pour certains. 
 
Après, que ce travail épanouissant soit rémunéré ou non, cela est un autre problème. 
 
Raphaël Zacharie de IZARRA
En France aussi.
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 14-08-2015 16:08
Voir aussi les travaux de la philosophe Dominique MEDA, spécialiste de la valeur travail et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. Elle dirige le MOUVEMENTUTOPIA.ORG
L'instrument de torture.
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 15-08-2015 14:52
Guillaume PAOLI est publié en France, aux éditions LIGNES: Eloge de la démotivation, 2008. 
 
"Le travail est d'abord une aliénation." Dany-Robert DUFOUR, philosophe. 
 
"Le parfait ouvrier est aliéné par son travail." Jules NAUDET, sociologue. 
 
En 1981, un contrôleur financier de Saint-Gobain disait encore: " Ceux qui font mine de ne plus se passionner pour leur boulot sont vraisemblablement des ratés qui se consolent." Cité par Albert du Roy dans son article: La fin des privilèges (des cadres), paru dans l'Express du 4 avril 1981. 
 
- Paul SEABRIGHT. La société des inconnus. Histoire naturelle de la collectivité humaine. Markus HALLER 
- Nouvelle Revue du Travail NRT.REVUES.ORG 
- RESEAU-SALARIAT.INFO de l'économiste Bernard FRIOT. 
- Steve BAZEN et Gilbert BENHAYOUN. Les bas salaires en Europe. PUF/Que sais-je? 
- Je travaille, mais je suis pauvre. Documentaire sur Dailymotion.

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