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Casse-Pipe : cinquième album (2000) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Alias   
17-08-2000
2000 : Nouvel album de Casse-Pipe, intitulé... Casse-Pipe. Ce sera le dernier...

 

Cela commence par les "Litanies" de Jules Laforgue, certainement le plus beau texte, puisqu'on ne saurait mieux faire, du poète mort en 1887. Ca continue par les "Létales Morsures" de Sylvie Rouch, qui donne dans le très bon polar à ses moments perdus et cligne ici de l'œil à Cyril Collard avec une sympathique complicité. On croise plus loin Malek Haddad ou Cassou, sans oublier le splendide instrumental signé Philippe Onfray, accordéoniste fondateur de Casse-Pipe, dont le "Juliette Little Circus" s'épanouit ici ou ponctue là, rappelant la gravité du moment.

Car ce cinquième disque poursuit le désenchantement de La Part des anges, et sur la lancée des "Litanies" désespérées de l'ouverture, Denis Flageul signe des textes d'une teinture noire bleutée plutôt désabusée. Complice inspiré du groupe depuis le début, il sait à merveille leur écrire des mots sur mesure que le chanteur, Louis-Pierre Guinard, régurgite à son tour, s'inoculant ainsi régulièrement et réciproquement une maladie d'amertume et de vertiges que l'on s'emploie tout de même à chanter de plus en plus calmement.

Innocence feinte, qui ne trompe personne. Violence rentrée, sourde, latente. Les percussions n'ont pas de ces états d'âme polis. Elles scandent leurs douleurs avec une puissance dévastatrice, réveillent de claques les sanglots des cuivres et accordéon, appellent à la mobilisation générale. Tout gronde. Au bout de la route c'est "Nibergue" -synonymes nada, nib, que dalle- où l'on n'en finit plus de mourir. Si ce quatrième album ne détrône pas Café du siècle -à l'impossible nul n'est tenu- il n'en est pas moins impeccable.

 




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