L'Interdit

Vous ne le lirez pas ailleurs

Change font size Increase size Decrease size Revert styles to default

 

Interdits.net / Version 3.0

 
Le contenu de ce site est publié
sous licence Creative Commons.
La coopérative multimédia Insite
nous fait l'amitié de nous héberger.
Ce webzine, fabriqué à Lille, est édité
par l'association L'Interdit depuis 1998.
Conçu par Sylvain Marcelli,
il tourne grâce à Joomla
Site optimisé pour Firefox
Amiens : le tuning architectural fait des ravages Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Pierre Desjonquères   
08-01-2008
Index de l'article
Amiens : le tuning architectural fait des ravages
Page 2
A Amiens, la place de la gare conçue par Auguste Perret est vue comme une vieille carcasse dont on ne peut se débarrasser. Grand chantier de camouflage de l'architecte Claude Vasconi : une lourde verrière envahit la place. Les riverains interloqués se retrouvent dans la pénombre, l'oeuvre de Perret est occultée. Chronique d'une catastrophe évidente.

 

 

Image

Etat des travaux en fin 2007

 

Image 

Esquisse du projet de Claude Vasconi (http://www.amiens-garelavallee.fr/ )

 

Un acte prémédité

 

Cela a commencé en 1991. Gilles de Robien, fraîchement élu à la mairie d'Amiens, offre un carénage flambant neuf à la Maison de la Culture. Une grande virgule en verre bleu masque les volumes datant de 1966.

 

Image 

Maison de la Culture d'Amiens

 

Cela a continué avec la tour Perret. Le maire voulait la peindre en rouge, bleu et jaune avec la caution de l'architecte Bertrand Lemoine. Préservée grâce au combat d'associations et par son inscription aux monuments historiques, la tour ne se verra agrémentée « que » d'un chapeau de verre (architecte : Thierry Van de Wyngaert)... démontable, paraît-il. (Voir notre article Patrimoine du XXe siècle, Amiens : l'exemple )

 

 Image

« Sablier de verre » au sommet de la tour Perret

 

 

Une réécriture de l'histoire de l'architecture

 

A en croire la communication de la Ville, il a fallut attendre 2005 et Gilles de Robien pour que la tour soit enfin inaugurée et devienne réellement novatrice. Une telle liberté dans l'interprétation des faits architecturaux surprend.

 

Image

Panneau explicatif durant les travaux

 

Auguste Perret est l'architecte du théâtre des Champs Élysées, de Notre Dame du Raincy et du centre-ville du Havre récemment inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il a élevé le béton au rang des matériaux nobles, il a su imposer la technique du béton armé comme révolution dans la construction du XXème siècle. Le Corbusier a emboîté le pas. L'architecture contemporaine doit beaucoup aux avancées techniques et artistiques de Perret.

A Amiens, Auguste Perret a érigé la tour et a reconstruit la gare ainsi que sa place après les destructions de la guerre 39-45. La place carrée est entourée d'immeubles de logement de trois étages. A l'ouest, la tour Perret, haute de plus de 100 mètres, domine la ville en écho avec la flèche de la cathédrale gothique. A l'est, la gare et son grand hall livrent une déclinaison subtile de l'usage du béton. Structures apparentes rythmant les façades, jeux sur les aspérités et les teintes des murs, la technique du béton est parfaitement maîtrisée. Il n'est plus à prouver que l'oeuvre de Perret a profondément marqué l'architecture du XXème siècle. Et pourtant...

 

 

Bonjour la luminosité !

 

Le projet de requalification de la gare est confiée à Claude Vasconi, architecte qui n'hésite pas à définir l'espace de la gare comme « un espace indigne du dessein d'Amiens car il évoque les tristes références des ex-pays de l'Est ». Il propose de creuser la place pour retrouver le niveau de la gare d'avant guerre, il flanque les immeubles d'une imposante verrière. L'intention est parfaitement résumée par l'Express (juin 2006) et ses clichés : « Fini donc la gare au style néo-stalinien et sa grisaille… Bonjour la luminosité. »  

  

Image 

La tour Perret à travers la « canopée de verre »

 

La « grisaille », c'est le béton. La « luminosité », c'est le verre. Les esquisses du projet étaient trompeuses. La structure horizontale et autonome doit résister au vent, à la chaleur, au poids de la neige... Elle est ainsi supportée par de lourds pylônes et un maillage serré de poutrelles métalliques. Au bout du compte, la verrière est épaisse et opaque ; c'était prévisible.

 

Les intentions étaient mauvaises

  

Image 

Communication de la Ville d'Amiens

 

Déçu du rendu, Gilles de Robien n'est pas loin d'affirmer que le projet est raté. Il prévoit déjà de repeindre les poteaux qui s'avèrent trop foncés, il souhaite l'ajout d'éclairages artificiels et il cherche une solution pour que la verrière soit moins opaque. Il n'avait pas anticipé la lourdeur d'un tel dispositif. Oui, le rêve d'un voile léger appelant à une nature verdoyante et estompant le visage d'une architecture trop austère ne s'est pas réalisé.

Pour être plus précis, le projet n'est pas raté, il est tout simplement mauvais. Car les intentions de départ étaient mauvaises. Il fallait un objet clinquant d'un architecte de renom, il fallait tourner la page de Perret. La place est maintenant affublée d'accessoires grossiers et encombrants qui font plus penser aux pare-buffles des 4x4 urbains qu'aux verrières du Grand Palais.

 

Un enterrement de première classe pour le patrimoine de Perret

 

Vasconi use de métal et de verre. Les sols et murets sont parés de grands panneaux de pierre. L'ensemble est terriblement lisse et glaçant. S'il fallait créer un pendant au minéral du béton de Perret, c'est complètement raté. Disons plutôt que ces matériaux incarnent l'esprit de modernité de la mode actuelle.

D'un autre côté, tout est conçu pour que la gare perde sa fonctionnalité. La pente menant directement aux quais au niveau inférieur prive le hall de gare de son sens premier.

Image 

Le hall de gare, entre verrière et sous-sol

 

Les grandes baies vitrées éclairent encore pour quelques semaines ce hall, le temps que la « canopée de verre » qui les surplombe soit terminée. Le hall va devenir une sombre verrue.

  

Image 

Intérieur du hall de gare

 

Image 

Auvent de l'entrée de la gare surplombé de la verrière

  

 

L'architecte ignore les logements qui pourtant ont su garder leur caractère moderne. La verrière n'étant qu'à quelques mètres des façades, les habitants de la place se voient privés de lumière. Ironie du sort, c'est précisément le caractère d' « oeuvre architecturale » qui a été avancé pour justifier les entorses aux règles urbaines les plus élémentaires (l'association des habitants d'Amiens métropole fait d'ailleurs appel suite à son recours débouté sur le respect du plan local d'urbanisme).

  

Image 

Logements du sud de la place

 

 

Cry L'asphyxie de l'oeuvre de Perret

 

S'il est encore besoin de prouver que le projet de Vasconi est mauvais, il suffit de remarquer que ce projet serait meilleur si l'on faisait table rase des immeubles de Perret. Une pente mènerait naturellement aux voies sans être surplombée d'une encombrante gare inutile. La verrière délimiterait une place carrée sans être étouffée par des bâtiments collés aux pylônes.

 

Ce projet n'est pas une proposition architecturale, il est une réponse servile aux lubies d'un élu. Ce projet coûte excessivement cher et n'apporte aucune solution urbaine. Ce projet est néfaste car la coquille opaque fera pourrir de l'intérieur les immeubles de logement et la gare. Privés de lumière et de certaines de leurs fonctions, ces bâtis vont devenir sinistres et sont voués à une mort certaine.

 

Alors que les travaux ne sont pas encore terminés, il est difficile d'imaginer meilleure solution que de tout démonter !


Cry Mutisme chez les intellectuels

 

Seul Joseph Abram, architecte spécialiste de Perret, a su tirer la sonnette d'alarme à temps (voir notre article Patrimoine du XXe siècle, Amiens : l'exemple). Son plaidoyer dans le Moniteur-Architecture en avril 2000 (bien avant que le projet ne soit engagé) était précis, lucide et argumenté. Depuis, les milieux de l'architecture et de la culture restent silencieux. Il a fallu la publication récente de « Patrimoine ferroviaire » pour une seconde critique (posthume). Extrait :

 

« Alors que cet ensemble, parfaitement fonctionnel, qu'aucune modification n'avait encore altéré, est un jalon exceptionnel dans l'histoire de l'architecture, les remaniements prévus vont profondément perturber la cohérence et l'homogénéité de l'une des oeuvres les plus abouties de Perret. » Patrimoine ferroviaire (Claudine Cartier, Emmanuel de Roux – Editions Scala)

 

Les associations locales qui se sont mobilisées dès le début du projet n'ont pas eu de soutien extérieur. Gilles de Robien a profité opportunément de son passage au ministère des Transports pour passer outre les réserves de la SNCF. Le patrimoine amiénois a été abandonné à un maire sans scrupules.

Amiens-Gare, « porte d'entrée du XXIème siècle », nous éloigne délibérément du siècle des Lumières...




  Commentaires (23)
Plus fort !
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 08-01-2008 10:28
Inspiré par un tel bâtisseur, qu\'attendons-nous pour édifier un Buffalo-Grill et un Mondial-Moquette place des Vosges ? 
Misère !
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 08-01-2008 11:39
Merci pour cette analyse, les photos illustrent très bien ce qui se passe - et qu'il n'est pas difficile de rapprocher d'autres "réalisations" pour le moins discutables. 
 
Je fais suivre 
 
claudio
Ecrit par Emilie, le 08-01-2008 17:52
J'habite à 2 minutes de la gare et c'est encore plus moche en vrai que sur les photos...
Ecrit par Hugo Chavez, le 09-01-2008 00:23
Les photos sont éloquentes. 
 
Le mauvais goût n'a pas de limite. 
 
On mesure l'ampleur d'une défaillance démocratique aux abérations qu'elle peut engendrer.
Bravo !
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 09-01-2008 16:37
Belle analyse qui confirme explicitement et parfaitement l'erreur monumentale qui est en train de se faire. Sans compter la défaillance intermodale du tout ! 
Ca me donne le courage de faire exactement le meme boulot qui me trotte dans la tete sur le mépris accordé aux bus et aux vélos en ville. Je m'y attelle !
bravo
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 10-01-2008 19:01
Bravo pour cette belle et très complète synthèse qui, hélas reflète bien la réalité.
Affreux affreux
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 10-01-2008 21:10
Et encore, l'article ne cite pas la cathédrale qui est désormais caché par du béton, la tour de verre pour les aisés de la ville et plein d'exemple. 
On peux également cité l'écartement des transports en commun du centre-ville (c'est un vrai bordel depuis le 7 janvier sur les boulevards exterieurs). 
 
Bref! De Robien risque de nous laissé une facture salée sur les impots locaux des amienois.
Ecrit par Matthias CYPRIEN, le 12-01-2008 11:27
L'analyse de ce qui est bel et bien du tuning architectural me paraît par endroits critiquable.  
Les conséquences de la perte de lumière sont les plus graves, j'en suis d'accord.  
Cependant, le quartier Perret n'a pas la cohérence du Havre, qui vient à juste titre d'être classé par l'UNESCO : le béton vieillit très mal, et une réfection me semblait plus à l'ordre du jour, avec réaménagement de la desserte de la gare.  
Les architectes sont certes passés à côté de ce que je crois qu'il aurait fallu faire ; mais il me semble de bonne foi d'attendre la réalisation complète, avec ses corrections d'en-cours de chantier, pour pouvoir formuler une critique complète.
Yes allright
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 17-01-2008 12:16
Je pense que c'est pas évident de critiquer un projet avant qu'il ne soit terminé. 
Il est préférable de juger un projet dans l'usage en constatant si la sauce à bien pris. 
Cela dit, je pense que De Robien et les élus Amienois se sont bien fait bernés par les images produites lors du concours. 
MErci monsieur Vasconi de nous montrer les erreurs à ne pas faire.
aie !!
Ecrit par qugr, le 17-01-2008 18:56
A vrai dire, nous (les architectes) passons notre temps à mentir avec les belles images que nous produisons dans le but de flatter les élus. 
Ce qui est normal, tout le monde veut des beaux projets, mais dès qu'il s'agit de payer les architectes, plus personne. Donc, on fait de belles images en un minimum de temps et donc à l'arrache ! 
Je ne vois pas bien en plus l'intérêt de cette canopée, çà coute cher et c'est moche. Ils pouvaient simplement traiter les pieds d'immeubles avec des marquises. En plus çà fait sec, pas d'arbres, ils n'ont rien prévu sous la canopée, pas de kiosque, de verdure, ou un bistrot, on se croirait dans un quartier d'affaire vide de shanghai. Si en plus c'est pas animé !
tellement moche!
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 20-01-2008 08:34
Merci pour cet article, c'est éloquent! 
 
Je rejoins les mécontents des projets acrhitecturaux qui sont censés ouvrir Amiens au XXI siècle... Quel gâchis, moi qui imaginait un espace lumineux, avec verdure à la clé .  
 
 
POur les bus: je suis à 100% pour le désengorgement du centre, mais pas au détriment des usagers... que penser de ces mini bus qui vont faire le lien avec le "périph" , sont ils adaptés aus personnes à mobilité réduite, aux poussettes, ou bien va t on devoir traverser toute la ville désormais car il n'y aura pas de possibilité de monter?????
!!!
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 20-01-2008 22:28
C'est le pauvre Mr Perret qui doit se retourner dans sa tombe ! 
 
Qu'attendent les héritiers de Mr Perret pour intervenir ?
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 23-01-2008 10:36
La circulation est une horreur à Amiens. Les travaux n'ont fait qu'empirer les choses. 
C'est dangereux pour les piétons et les automobilistes (les bus n'hésitent pas à vous couper la route que vous soyez à pied ou en voiture). 
 
Le pire c'est que ce n'est pas fini, à 200 m de la tour Perret une nouvelle tour vera le jour : la tour Vadé. 
 
http://www.amiens.fr/dossiers/dossier_complet.asp?id=32 
 
Riverain de tous ces travaux, c'est la fête (je vous raconte pas les impôts locaux, mais bon on va pas faire café du commerce).
GDR la ruine d'Amiens
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 26-01-2008 13:22
Merci pour ce documentaire explicite sur ce qui se passe à Amiens. J'habite à 10 minutes à pied de la Gare et j'y passe tous les jours. Je crains beaucoup pour la Hotoie, j'espère qu'Il n'aura pas le temps de gâcher cet endroit…
Grenelle de l'environnement
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 27-01-2008 22:37
On a beau dire du Grenelle de l'Environnement des copains de De Robien, résultat, ce maire d'Amiens nous crée une nouvelle pollution, la pollution visuelle. 
Sur ce coup, je ne suis pas "fiers d'être amienois", ce mikado de ferraille fait plutôt honte d'être amienois.
""freaks"
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 28-01-2008 19:33
""freaks": monstruosité, bizarrerie, étrangeté, excentricité, extravagance, anormalité sont les thèmes de la dernière nuit blanche organisé en octobre prochain à Amiens par de Robien. 
 
Robien en concert sous la "Ferrière" pas mal comme final de la nuit blanche. 
 
Ce sera pour lui l'occasion de faire une dernière apparition dans la ville avant sa retraite bien méritée dans son château. On pourrait même lui léguer la "Ferrière" : dans son parc pour s'abriter des intempéries pas mal non !!!
il pleut sous la verrière
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 30-01-2008 14:50
Pour les Amiénois qui pensaient s'abriter sous la verrière, c'est raté, même sous la verrière, il pleut !!!!
Oui et Non
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 02-02-2008 07:45
ok, je suis d'accord et je trouve le terme de "tunning architectural" très bien trouvé. La verrière est ratée et c'était certainement prévisible mais franchement, arrêtez de nous faire croire que Perret c'est beau...!!! C'est moche et si ça n'était pas classé (belle entourloupe) ça devrait être rasé... La tour et la gare n'ont rien d'architectural ou de beau ni même d'intéressant.... c'est clairement une verrue hideuse.. Au lieu de "pseudo-réhabiliter" avec une verrière et un sablier à la c... Fallait raser et tout refaire...
Apprenons à l'aimer
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 12-02-2008 23:49
J'ai trouvé cet article par hasard, mais je ne le regrette pas.  
Lorsque l'on se trouve sur la place face à la gare ce n'est pas terrible, mais l'espace s'est subitement agrandit et redonne une certaine cohérence avec le nouveau cinéma Gaumont Palace à droite et l'espace Amiens 2 à gauche. 
Lorsque l'on se trouve sous la verrière nous sommes un peu atteint de claustrophobie tant la verrière apparaît "écrasante". Par contre si l'on descend au niveau inférieur, ce qui sera la future entrée basse de la gare SNCF, et que l'on se tourne vers la tour Perret, celle-ci prend une autre dimension aérienne,fière, provocante et parait "presque" belle.  
Ce qui est à déplorer c'est le choix de la couleur des vitres de la verrière. Du verre plus transparent, avec des jolis dégradés de couleurs différentes et vives, aurait créé un aspect de kaléidoscope, qui en jouant avec les quelques rares rayons lumineux filtrant pouvait égayer l'ensemble. Les vitres assez petites sont encombrées d'entourages métalliques lourds, alourdies encore par les attaches inférieures métalliques en forme de baleines de parapluie grossières, paraissant trop rappochées, car assez courtes et épaisses. Les rayons du soleil ont beaucoup de difficulté à traverser cette opacité, ce qui donne cette impression d'écrasement." de sous-bois" m'a-t-on dit.L'magination des artistes n'a pas de limite ce qui la justifie.  
Ce qui m'a le plus "choqué " ce sont les arêtes vives de la limite du verre à la périphérie et encore plus aux angles. Une jolie dentelle en fer forgé pour délimiter, aurait donné une certaine souplesse et une harmonie à l'ensemble. 
Quant à la vue de cet ensemble en projection en venant du centre ville, cela donne une impression d'arrêt, de bout d'impasse,une rupture brutale se présente au regard. la nouvelle couleur de la construction atténuera certainement en partie cet effet. 
Mais ne soyons pas trop critique l'espace Pompidou vu de l'extérieur n'a rien à envier à notre verrière et pourtant quel succès national et international, tout comme la tour Eiffel tant critiquée après sa construction. 
Il est vrai qu'il faut attendre la fin des travaux pour se donner une opinion définitive avec arbres, fontaine "si elle fonctionne" et éclairages. Tout cet ensemble portera certainement plus harmonieux. Alors patience. De toute façon la place alphonse Fiquet était disons peu attrayante, si des terrasses animées, colorées et fleuries s'y installent, cette place peut redevenir conviviale. C'est en partie le but recherché. 
Amiens n'est plus seulement "le viel Amiens" si hideux aussi il y a quelques années mais bien relouqué. Une ville nouvelle s'ouvre devant nous, prolongeant et adoucissant l'oeuvre futuriste de Perret.
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 02-04-2008 00:45
Je suis somme toute asez d'accord avec certains commentaires mentionnés auparavant : à savoir l'aspect particulièrement répulssif de l'espace perret voir de l'essemble gare la vallée.Je suis passé par Le Havre récement et cette ville est tout bonnement hideuse ! comment peut on dignement qualifier cette reconstruction, dans l'urgence, d'après guerre de l'Art? Alors oui la verrière est moche mais cela n'est franchement pas pire qu'auparavant ! De plus, les travaux de piétonisation de la rue de Noyon, c'est bien encore faudrait il qu'il y est des commerces !